FAQ

Voici quelques questions/réponses sur le mandat et les actions du Rapporteur spécial

 

Comment est-ce que je peux aider les défenseurs des droits de l’Homme ?

Il existe de multiples manières de soutenir les défenseurs des droits de l’Homme :

Tout d’abord, vous pouvez les aider en faisant connaître autour de vous leur travail ainsi que la Déclaration des défenseurs. Rendre visible leur contribution au respect des droits de l’Homme reste souvent la meilleure manière de les protéger. De nombreux outils ont été développés en matière d’éducation aux droits de l’Homme.

Vous pouvez également agir pour des cas concrets de défenseurs attaqués ou menacés en soutenant et relayant les appels de la société civile pour que l’Etat prenne les mesures adéquates en faveur de leur protection et de la réparation face à des violations qu’ils ou elles auraient subies.

 

Le Rapporteur Spécial est-il un fonctionnaire de l’ONU ? Est-il rémunéré ?

Le Rapporteur spécial est un expert indépendant nommé par le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies.

Ce n’est pas un employé de l’ONU et il ne perçoit pas de salaire pour ses activités en tant que Rapporteur.

De manière générale, les Rapporteur spéciaux et experts indépendants siègent à titre individuel et ne sont pas basés dans les bureaux de l’ONU.

 

Pourquoi n'existe t-il aucune définition stricte concernant les défenseurs?

Lors des discussions relatives à la création d’une Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, s’est posée la question de définir les défenseurs. Il a été décidé de mettre en avant ce que font les défenseurs et non ce qu’ils sont.

Le fait de définir les défenseurs par rapport à ce qu’ils sont présenterait le risque de proposer une définition rigide et restrictive des défenseurs. Cela exclurait de fait toutes les personnes non définies par cette Déclaration et qui peuvent agir de manière ponctuelle, selon les situations.

Toute personne peut, au cours de sa vie, devenir défenseure, être amenée à défendre et promouvoir les droits de l’Homme et libertés fondamentales. Il est donc important de garder une définition la plus large possible des défenseurs.

 

Les défenseurs sont-ils uniquement des employés d’ONG?

De nombreux défenseurs des droits de l’Homme ont décidé de faire de la promotion et défense des droits fondamentaux leur travail quotidien. Ces personnes travaillent au sein d’organisations non gouvernementales mais également au sein d’organisations intergouvernementales, d’agences onusiennes, etc.

 Ce ne sont pourtant par les seules à défendre et promouvoir les droits de l’Homme.

En effet, il peut également s’agir de personnes bénévoles qui peuvent agir au sein de ces structures pendant leur temps libre.

Il ne faut pas oublier non plus toutes les personnes qui, dans le cadre de leur travail (personnel médical, avocats, journalistes, personnel pénitentiaire, etc.) peuvent devenir des défenseurs car elles s’opposent à des violations et œuvrent pour le respect des libertés fondamentales.

Enfin, toute personne peut être défenseure des droits de l’Homme quelque soit sa catégorie socio-professionnelle, son âge, son pays, ses croyances religieuses, etc.

Le Rapporteur spécial peut-il se rendre dans un pays en dehors des missions officielles?

Tout d’abord, il est important de savoir que le Rapporteur spécial agit en respectant un code de conduite fixé par l’ONU et dans les limites de son mandat.

Ce dernier prévoit un certain nombre d’actions que le Rapporteur spécial peut entreprendre comme, par exemple les visites pays qui sont réalisées suite à l’invitation officielle du pays où se déroulera la visite.

Cependant, d’autres activités peuvent être organisées dès lors qu’elles respectent elles aussi les limites du mandat. Ainsi, le Rapporteur spécial peut réaliser des visites académiques ou universitaires pour expliquer son mandat et les principales actions qu’il mène pour mener à bien sa mission. Il peut également organiser des consultations régionales ou des réunions d’experts sur certaines thématiques. Ces déplacements, à la différence des visites officielles, ne font pas l’objet de communication officielle ni de rapport concernant la situation du pays.